Le jour où j’ai failli me faire kidnapper

Le jour où j’ai failli me faire kidnapper, c’était aujourd’hui.

Au début, j’ai hésité à vous écrire cet article, pour moi Like-Enchanted représente un lieu d’évasion où l’on a plaisir de si rendre le soir en rentrant chez sois, donc la morosité, la tristesse et l’angoisse étaient bannies à mes yeux. Cependant, j’avais besoin d’exprimer ce que je ressentais après cette horrible histoire qui m’est arrivé ce midi et quoi de mieux que de l’exprimer à l’écrit ? Mettre des phrases sur un drame loupé de peu

Ce matin, je comptais faire un post sobre, je n’avais pas d’idée de sujet à aborder, j’avais pris quelques photos, deux-trois jours avant. Une tenue tout en noir et blanc, de ce fait je comptais y glisser un titre bien banal, utilisé par tous les blogueurs mode « noir et blanc », et hop le titre était trouvé, plus qu’à poster l’article avec les photos.

Mais c’était bien avant midi, il devait être dans les alentours de 13 heures 20 quand j’arrivais devant ma boutique vintage préférée du monde entier, avec un charme fou à l’anglaise. Je venais de manger au McDonald’s (c’est plutôt rare pour être notifié, plus je prends de l’âge et de moins en moins j’apprécie la restauration rapide ) avec quelques amis, nous nous étions séparés chacun de notre côté. Moi me trouvant dans une petite ruelle sombre, mais d’habitude si calme.
Un homme fait irruption dans une vieille Citroën blanche, vous savez les voitures de nos grands-mères. Je n’y prête pas plus intention que cela, il s’approche de moi et me demande quand ouvre le magasin, je lui indique que ce dernier ne devrait pas tarder d’ouvrir, puis je m’éloigne de quelques pas. C’était le genre vieux trapu la cinquantaine bien passé. Il se rapprochait de moi et me demandait ce que je fessais ici, ce que je fais dans la vie aussi. Au départ, je pensais que c’était une personne âgé ayant besoin de faire la conversation à quelqu’un (vous pouvez m’appeler Saint Florian, je vous le permet), je lui réponds donc d’une façon floue que je profite des soldes et que je suis étudiant dans la mode.
Continuant de se rapprocher de moi et ayant des gestes maladroits (que je te touche l’épaule, entre autre), je lui dis d’un ton froid d’arrêter et de prendre ses distances.
Il me répond qu’il est camionneur et qu’il apprécie la compagnie des jeunes gens, d’un aire avenant. Ne savant pas quoi lui répondre, je me suffis d’un « ok ». Etant de plus en plus méfiant envers lui, je pris mon BlackBerry de mon sac.
Il me lâcha d’un coup sec un « au fait, tu es un mec ou une meuf ? » Mon égo en pris un sacré coup Je lui lançais d’un aire glacial « un homme, pourquoi ? » Il me répondit que c’était à cause de mes mains toutes fines et propres, il en profita pour me montrer les siennes et affirmer que c’était des doigts de vrais bonhommes et insistait pour que je les touche, reculant et lui lâchant un « non » agressif il voulut me prendre la main par la force, je lui dégageais le bras et le regardais avec des yeux noirs.
Il me demande ensuite ce que je compte faire après avoir été dans le magasin. Je lui réponds que mon père venait me chercher dans une dizaine de minutes (ce qui était totalement faux, mais j’essayais en vain de lui faire peur).
Me demandant ensuite si j’étais croyant et me montrant sa croix qui venait tout droit de Lourdes. Je devais être croyant d’après lui, car j’irais tout droit en enfer. Devenant de plus en plus méchant, il renchérit en disant que j’apportais avec moi et mes autres « rats » le SIDA et autres maladies pour gays, que nous étions le diable venu sur Terre et que nous allions anéantir le monde en voulant adopter des enfants qui deviendront homosexuels et que nous violerons dans leurs sommeils. Que dimanche, je ne serais plus de ce monde.
Sentant l’énervement monter à mes joues et la colère, je lui réponds « on verra bien ça. En attendant bonne journée monsieur ! »
Au moment où la boutique ouvrit ses portes, il voulut me prendre par le bras, mais fût interrompus par le commerçant et parti aussi vite avec sa voiture-poubelle, qu’il était arrivé.
Il était passé du vieillard demandant un renseignement, au bonhomme collant, puis effrayant sexuellement et enfin violent en moins d’un quart d’heure, vous avez dit schizophrène ? Moi je dis oui.

Après coup, je me dis que j’aurais bien pus finir violé et brûler au fond d’un trou dans une forêt si le vendeur avait ouvert sa boutique dix minutes plus tard.
J’ai échappé à ma deuxième tentative d’enlèvement, la première étant quand j’avais été en sixième au collège à mon arrêt bus, une fourgonnette noire s’étant arrêté à quelques pas de moi, mais ayant été distrait par un parent d’élève qui venait déposer son enfant à l’arrêt, ils étaient repartis bredouille. Certains survivent aux prises d’otages, d’autres à des accidents de la route, moi c’est aux kidnappings.

Bien entendu, je n’attire que les malades mentaux échappés d’hôpitaux psychiatriques. Mais où se cache donc le charmant jeune homme bien éduqué, venant m’invité à manger une bonne pizza italienne cuite au feu de bois ? C’est lui qui sert de combustible ?

M’enfin dans quelques jours j’en rigolerais, en attendant je sors le parapluie-matraque, cela tombe bien il pleut des zinzins.

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